dimanche 21 septembre 2008

Le secret du bonheur ?




"J'ai vécu bien des choses et je crois avoir trouvé maintenant ce que requiert le bonheur.
Une vie tranquille avec la possibilité d'être utile à des gens à qui l'on peut faire du bien et qui n' ont pas l'habitude qu'on leur en fasse.
Un travail que l'on espère de quelque utilité et le repos, la nature, les livres, la musique, l'amour de son prochain. Telle est mon idée du bonheur.
Et puis, pour couronner le tout, toi pour compagne, et des enfants peut-être. Que peut désirer de plus le coeur d'un homme?"

“Le bonheur conjugal”, Léon Tolstoï.

samedi 13 septembre 2008

Voyager

En ce moment, on peut dire que je traverse une période de questionnements métaphysiques. Ca a commencé quand j'ai revu le film Into the Wild, tiré du roman (que je suis entrain de lire) racontant la vie de Chris McCandless, jeune homme de 22 ans qui plaqua tout pour partir vivre en Alaska, seul au milieu de la nature, loin de la société étouffante.

Je dois dire que je me retrouve complétement dans cela. J'ai une grande soif de voyages, une grande envie de partir vivre une aventure, qui m'apporterait enfin les réponses à mes questions, qui m'aiderait à me trouver.
Il y a plus de 10.000 ans, les hommes étaient nomades, ils vivaient dans la nature, la respectaient. Ils faisaient partie du monde, et ne s'en étaient pas encore détachés. La propriété n'existait pas encore. Aujourd'hui, quand je pense à ma vie, je ne comprend pas pourquoi je dois étudier depuis des années pour passer mes jours à travailler, à vivre en société, et à ne pas connaître la beauté du monde, si proche mais en même temps si éloignée. Est-on vraiment libre, en fin de compte ? Bien sûr, les voyages permettent d'entrevoir le monde, mais ce n'est pas en voyageant deux mois par ans que quelqu'un pourra en profiter pleinement. Alors, bien sûr, l'envie me prend parfois de partir moi aussi quelques temps, mais je crois que je suis loin d'avoir le courage de quitter ma vie confortable. Je crois que McCandless était à part. Néanmoins un projet commence à naître en moi, un voyage, la découverte...
Qu'est ce que le bonheur ? Une vie tranquille, simple ? L'amour ? Difficile à dire, chacun en a une définition différente. Moi, je crois que je ne serai jamais totalement heureux si je ne connais pas un peu plus le monde. Quelle frustration que de rester toujours au même endroit, dans la même ville, de se dire qu'il existe d'autres contrées, d'autres cultures, et qu'on est "obligé" de rester. Obligé, parce qu'on fait partie d'une société, parce qu'on a quelque chose à prouver... Alors oui, je compte voyager, aimer, profiter du temps qui s'étend devant moi pour découvrir le monde, les autres cultures, admirer la nature, profiter, sentir, ressentir, rencontrer d'autres personnes, élargir mon horizon... me sentir libre, vraiment libre.

samedi 23 août 2008

Princesse Mononoké

Puisque je suis dans ma période "revisionnage des Miyazaki", voici mon préféré parmi les nombreux films du maître. Mon préféré pour : la beauté des dessins, la musique sublime, le scenario creusé, la moral écologiste... Un film animé bien loin de tous ceux auxquels on était habitués. Ici, l'histoire est sombre, grave, il y a bien sûr des moments drôles, mais moins que dans d'autres Miyazaki. Subsiste évidemment comme points communs l'ambiance poétique et les personnages qui ne sont jamais manichéens. Ils sont capables du meilleur comme du pire, mais on ne peut pas les juger au final. Ainsi Hayao Miyazaki explore-t-il l'âme des hommes.

L'histoire se déroule dans le Japon médiéval. Ashitaka, jeune guerrier, est frappé d'une malédiction après avoir tué un sanglier devenu démon. Les sages du village le disent condamné à devenir lui-même un démon. Il part donc à la recherche de l'origine des malheurs qui frappent le monde et de sa malédiction, et il va se retrouver mêlé à une guerre entre les dieux, protégeant la forêt et la nature, et les hommes qui veulent étendre leur civilisation...
Miyazaki a comme d'habitude créé un film animé aux décors et aux dessins extrêmement soignés. La musique magistrale de Joe Hisaishi conjuguée à la beauté des images crée une atmosphère féérique qui nous capte et nous captive. N'oublions pas, évidemment, la morale de l'histoire, car il y a toujours une morale dans ces films : prendre soin de la nature, vivre en paix, être tolérant et respecter la vie - humaine ou animale. Des thèmes qui reviennent beaucoup en ce moment, mais que Miyazaki, en avance sur les autres, explore déjà depuis plus de vingt ans. Après avoir vu Princesse Mononoké, impossible de ne pas porter sur la nature un regard bienveillant, poétique même...

Nausicaa de la vallée du vent

Et hop, une petite review de "Nausicaa de la vallée du vent" ^^



Nous voici plongés dans un monde futuriste ravagé par la pollution. Ce qui était autrefois une grande civilisation industrielle disparut avec ses connaissances et sa technologie lors des sept jours de feu, une guerre qui ravagea le monde. La terre est un immense désert recouvert d'une forêt rejetant des gaz empoisonnés dans lesquelles vivent d'énormes insectes mutants La pollution de cette forêt toxique ne cesse de s'étendre, ravageant les rares habitations qui ont survécues au désastre. Pourtant, un espoir subsiste, celui de la vallée du vent, une région qui vit grâce à l'énergie du vent, et dans laquelle la forêt toxique n'a jamais réussi à s'infiltrer. C'est le pacifique roi Jhil qui règne sur la vallée, avec sa fille, Nausicaä. Mais la fureur des Oomus, des insectes géants, ne cesse de s'étendre. Nausicaä est la seule à savoir parler aux insectes et à les apaiser. C'est alors que l'empire Torumekian, un peuple belliqueux, déclare la guerre à la citée adverse de Pejite...

Ce film ne date pas d'hier, car il remonte à 1985, avant les studios Ghibli, et est lui même l'adaptation du manga du même nom dessiné par Miyazaki, et qui avait eu un grand succès au Japon, donnant au personnage de Nausicaa un statut quasi-mythique.



C'est non sans m'attendre à un nouveau chef d'oeuvre de la part de Miyazaki que j'ai vu "Nausicaa de la Vallée du Vent", et je n'ai bien sur pas été déçu. J'ai littéralement été émerveillé par cette fable humaniste. Le film commence par une magnifique pléiade de couleurs, un vrai ballet dans un monde étrange, qui s'avère être le notre, dans un avenir lointain, quand la pollution aura fait son "job".. La musique magnifique, comme toutes ses musiques, de Joe Hisaishi, montait en crescendo, et le titre est apparu sous mes yeux captivés.. L'histoire tenait debout, bien plus que celles de tous les autres Miyazaki que j'avais pu voir auparavant.. J'ai très vite senti que je regardais quelque chose de différent, et pour cause, c'est un peu l'oeuvre culte de Miyazaki que je regardais.. L'adaptation d'un manga qui est le travail d'une vie...



Bien sur, on retrouve la fibre écologique (on devrait plutôt parler de "fibre shintoïste", en fait, puisque Miyazaki est totalement imprégné par le shinto et la vision du monde qui en découle : respect de tout ce qui existe, du brin d'herbe au têtard dans le ruisseau) du maitre, cette ôde à la nature, illuminée par le "Requiem de Nausicaa", composée par Joe Hisaishi..
Et bien sur, les personnages ne sont ni tout blanc ni tout noir, ni 100% méchants, ni 100% mauvais.. Magnifique film sur la nature et l'intervention des hommes qui bouleverse tout, même sans le vouloir vraiment parfois.. Magnifiques images, et dessins sublimes, pour l'époque.. Scenario et dialogues très travaillés.. Oui, rien à voir avec un Disney ou un produit Dreamworks.. C'est du Miyazaki, et c'est du grand art.. Un film profond, poétique, magique, dynamique, captivant.. Magnifique.